Guerre en Ukraine : le Kremlin qualifie de «mensonge» la découverte de centaines de corps à Izyoum

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LE POINT SUR LA SITUATION –Le Figaro fait le point sur les dernières informations issues de journalistes, de déclarations officielles ukrainiennes et russes, de sources occidentales et d’organisations internationales.

Frappe «punitive» ukrainienne selon les séparatistes prorusses, accusation de bombardement d’un site nucléaire selon l’Ukraine, dénégations russes après la découverte de centaines de corps à Izyoum… Le Figaro fait le point ce lundi 19 septembre sur les dernières informations liées à la guerre en Ukraine.

Le Kremlin qualifie de «mensonge» la découverte de centaines de corps à Izyoum

Le Kremlin a qualifié lundi de «mensonges» les informations sur la découverte de centaines de corps et d’une fosse commune à Izyoum, dans l’est de l’Ukraine, après le retrait des forces russes de la région. «C’est un mensonge. Nous allons bien sûr défendre la vérité dans cette affaire», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Selon les autorités ukrainiennes, plus de 440 tombes et une fosse commune ont été retrouvées la semaine dernière près d’Izyoum, au milieu d’une forêt de pins en lisière de cette ville reprise par les forces de Kiev à celles de Moscou.

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Depuis le début de son intervention militaire en Ukraine, la Russie a plusieurs fois démenti avoir commis des exactions. «C’est le même scénario qu’à Boutcha», a affirmé lundi Dmitri Peskov, en référence à une autre ville d’Ukraine, située près de Kiev, où les forces russes ont été accusées d’avoir commis des atrocités, ce que nie Moscou.

Le porte-parole du Kremlin a aussi assuré lundi que la péninsule de Crimée, annexée en 2014 par Moscou, faisait «partie intégrante du territoire de la Russie», après que des responsables ukrainiens eurent répété vouloir mettre fin à l’«occupation» russe. «Toute visée sur le territoire russe recevra une réponse appropriée», a ajouté Dmitri Peskov.

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Une frappe «punitive» ukrainienne tue 13 civils à Donetsk

Une frappe «punitive» ukrainienne sur Donetsk, capitale de la zone séparatiste prorusse éponyme dans l’est de l’Ukraine, a tué 13 civils, a accusé lundi sur Telegram le maire pro-Moscou de la ville, Alexeï Kemzouline. Celui-ci a précisé que «le nombre de blessés (était) toujours en train d’être établi». «Neuf obus de calibre 155 mm ont été tirés depuis le village de Netaïlové», a-t-il précisé, appelant la population à «ne sortir que si c’est absolument nécessaire». Ces déclarations ne pouvaient pas être vérifiées de façon indépendante dans l’immédiat.

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L’Ukraine accuse l’armée russe d’avoir bombardé le site d’une centrale nucléaire

L’Ukraine a accusé lundi la Russie d’avoir bombardé le site d’une centrale nucléaire dans le sud du pays, laissant craindre une fois de plus que cette guerre puisse entraîner un incident atomique d’ampleur. Ce site nucléaire ukrainien est le troisième à se retrouver entraîné dans la guerre lancée par la Russie en février contre l’Ukraine, et cela, malgré les multiples appels de la communauté internationale à épargner de telles infrastructures afin de ne pas provoquer une catastrophe continentale.

Réagissant à la frappe de missile ayant touché le site de la centrale de Pivdennonooukraïnsk, dans la région de Mykolaïv (sud), le président Volodymyr Zelensky a jugé que la Russie mettait «en danger le monde entier». «Nous devons l’arrêter tant qu’il n’est pas trop tard», a-t-il lancé sur Telegram, diffusant une vidéo de surveillance montrant une grosse explosion. Selon l’opérateur Energoatom, «une puissante explosion s’est produite à seulement 300 mètres des réacteurs» de cette centrale, la prêtant à une frappe nocturne d’un missile russe.

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13 ans de prison pour deux employés de l’OSCE dans l’est prorusse

Les séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine ont condamné lundi à 13 ans de prison deux employés de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) accusés de «haute trahison», ont rapporté les agences russes. En avril, le ministère de la Sécurité d’Etat de la région séparatiste de Lougansk avait annoncé avoir arrêté deux membres de la mission de l’OSCE dans la région, Dmitri Chabanov et Maksim Petrov, accusés d’avoir transmis des informations à des services de renseignement étrangers. «Les juges reconnaissent Dmitri Chabanov coupable (…) et le condamnent à purger une peine de 13 ans d’emprisonnement», a déclaré la Cour suprême de la région séparatiste de Lougansk, citée par l’agence Ria-Novosti.

Quelques heures plus tard, la même cour a prononcé le même verdict à l’encontre de Dmitri Petrov, qui a travaillé comme interprète pour l’OSCE, selon les agences russes. D’après le ministère de la Sécurité des séparatistes, «l’enquête a établi que Dmitri Chabanov, en tant qu’assistant à la sécurité sur la base de patrouille avancée de Stakhanavoskaïa, avait transmis des informations confidentielles» à «des représentants de services de renseignement étrangers».

Le ministère affirme que Dmitri Chabanov a été recruté en 2016 par un ancien officier du SBU, les services de sécurité ukrainiens, et un agent de la CIA en Ukraine. Selon les autorités séparatistes, Dmitri Chabanov a commis des actes de «haute trahison» entre août 2021 et avril 2022. La secrétaire générale de l’OSCE, Helga Schmid, a vivement dénoncé lundi la condamnation des deux employés à l’issue de «soi-disant ”procédures judiciaires”».

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Gel des avoirs russes : un commissaire européen épingle l’inaction de la Hongrie

L’UE a gelé 14,5 milliards d’avoirs de personnalités russes dans le cadre des sanctions adoptées en réponse à la guerre en Ukraine, mais plusieurs pays, dont la Hongrie, n’ont pas contribué à l’effort, a affirmé dimanche un commissaire européen. «On doit faire une pression très forte» sur la Hongrie, car «on peut supposer que (s)es liens très proches avec la Russie, l’empêchent peut-être d’agir», a déclaré le commissaire européen à la Justice Didier Reynders, dans une interview à la chaîne de télévision LCI.

La Hongrie a gelé «un peu plus de 3000 euros» d’avoirs russes, a-t-il précisé. Le Premier ministre nationaliste Viktor Orban a tissé ces dernières années des liens étroits avec le président russe Vladimir Poutine et cette collaboration a été maintenue malgré l’invasion russe de l’Ukraine. Budapest a ainsi annoncé fin août un accord avec le géant russe Gazprom pour recevoir des livraisons supplémentaires, au moment où les autres pays Européens sont confrontés à une forte réduction des quantités fournies. Le gouvernement hongrois coopère également avec le conglomérat russe Rosatom pour la construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires.

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Les contentieux entre Bruxelles et Budapest se sont multipliés ces derniers mois. La Commission européenne s’inquiète notamment de la corruption qui menace la bonne utilisation des fonds européens dans le pays. Elle a menacé dimanche de priver la Hongrie de 7,5 milliards d’euros de financements si les réformes promises par le gouvernement hongrois n’étaient pas rapidement mises en œuvre.

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